L'avion était déjà perdu. Le commandant de 51 ans qui le pilotait n'avait que quelques secondes pour décider où il allait s'écraser, et en dessous de lui s'étendait la périphérie de Szolnok, une ville hongroise d'environ 70 000 habitants.
Il n'a pas tiré sur la poignée. Au lieu de cela, il est resté avec l'avion et l'a dirigé vers l'aérodrome militaire en périphérie de la ville, et ce n'est qu'après cela qu'il est parti. Saab JAS 39 Gripen Un incendie s'est déclaré lundi matin 24 août sur un terrain appartenant aux forces de défense hongroises. Personne d'autre n'a été blessé. Aucun bâtiment civil n'a été touché.
L'éjection elle-même lui a brisé le dos.
Aéronef: Saab JAS 39 Gripen, Force aérienne hongroise
Date: Lundi 24 août 2026, fin de matinée
Emplacement: Aérodrome militaire de Szolnok, centre de la Hongrie
Pilote: Commandant de 51 ans, environ 2 000 heures de vol
Blessures : Lésion médullaire survenue lors de l'éjection ; grave mais non mortelle.
Flotte hongroise de Gripen : 18 appareils (16 monoplaces C, 2 biplaces D), basés à Kecskemét
Cause: Sous enquête
Le Premier ministre a annoncé la nouvelle lui-même.
La Hongrie a appris la nouvelle par une publication Facebook. Le Premier ministre Péter Magyar, en fonction depuis mai, a publié un court message quelques minutes après l'accident.
Le ministre de la Défense, Romulusz Ruszin-Szendi, officier d'artillerie de carrière qui dirigeait l'état-major général hongrois avant de prendre ses fonctions en mai 2026, s'est rendu immédiatement sur les lieux. Les premiers bulletins de l'après-midi indiquaient que le pilote était indemne. Cette nouvelle s'est avérée optimiste.
En fin de journée, l'hôpital militaire de Budapest a confirmé que le commandant avait été blessé à la colonne vertébrale en sortant du cockpit et qu'il devrait subir une intervention chirurgicale. Son état était jugé grave, mais ses jours n'étaient pas en danger. Un neurochirurgien, cité par les médias hongrois, a déclaré qu'une guérison complète était envisageable après l'opération.

L'éjection n'est pas gratuite
Un siège Martin-Baker éjecte un pilote d'un avion en perdition en moins d'une seconde, mais cette rapidité a pour prix une compression verticale de la colonne vertébrale. Les fractures vertébrales sont une conséquence connue d'une éjection qui, autrement, se déroulerait dans les règles de l'art. C'est pourquoi chaque éjection réussie est une histoire de survie plutôt qu'une simple évasion sans conséquences.
Ruszin-Szendi a déclaré par la suite que le pilote était de bonne humeur à l'hôpital et qu'il avait déjà demandé quand il serait autorisé à voler à nouveau.
Une flotte qui venait d'être achevée
Le timing est particulièrement malheureux. La Hongrie n'a achevé l'assemblage de cette flotte qu'il y a deux mois. Budapest a reçu ses premiers Gripen en 2006 dans le cadre d'un contrat de location-acquisition avec la Suède, en a exploité 14 pendant près de vingt ans, avant d'en devenir pleinement propriétaire début 2026. Un avenant de 2024 a permis d'ajouter quatre Gripen C supplémentaires ; les deux derniers ont atterri à Kecskemét le 23 juin 2026, portant la flotte à 18 appareils.
Ce sont 16 Gripen C monoplaces et deux Gripen D biplaces qui assurent la surveillance de l'espace aérien d'un pays membre de l'OTAN, sur le flanc est de l'Alliance. La Hongrie s'est engagée à maintenir ce type d'appareil en service au moins jusqu'en 2036. La perte d'un seul appareil représente un peu plus de 5 % de la flotte, et aucun appareil de rechange n'est disponible.
Des médias hongrois et autrichiens ont évoqué un possible dysfonctionnement technique, notamment une panne hydraulique. Ces informations restent à confirmer. Les forces de défense hongroises n'ont pas encore communiqué les causes de l'incident, et l'enquête est en cours depuis quelques jours seulement.
La partie qui compte
Les avions de chasse sont perdus. Les forces aériennes prévoient un budget pour cela, s'assurent contre ce risque et mettent la cellule au rebut. Ce qui n'apparaît dans aucun budget, c'est la décision qu'un pilote prend dans les quelques secondes qui séparent le moment où il sait que l'appareil est détruit et celui où il réalise qu'il a encore son mot à dire sur son point d'atterrissage.
La Hongrie a perdu un Gripen lundi, son premier en plus de dix ans. Aucun pilote n'a péri, et la base aérienne de Szolnok n'a déploré aucune perte humaine. Ce n'était pas dû au hasard.
La chaîne de télévision hongroise Hír TV était présente sur les lieux de l'accident : la cellule de l'avion s'est écrasée en grande partie d'un seul morceau, puis a brûlé.
Sources : Euronews, Index.hu, 444.hu, Origo, Pénzcentrum, Saab, Hongrie Aujourd'hui, militär Aktuell.




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