À la base aérienne d'Edwards en février 2026, un F-22 Un pilote de Raptor a accompli un exploit inédit lors d'un exercice officiel de l'US Air Force : il a commandé un drone d'escorte dans des conditions proches du combat. Depuis son cockpit, à l'aide d'une interface spécialisée sur une tablette, il a dirigé un drone General Atomics MQ-20 Avenger pour ajuster sa trajectoire, maintenir une position de patrouille aérienne de combat et engager une menace aérienne simulée, tandis que le F-22 menait simultanément sa propre mission.
L'exercice a duré quelques heures. Il s'agissait du deuxième exercice de ce type en quatre mois et il pourrait bien représenter le changement le plus significatif dans l'aviation de chasse depuis l'introduction du radar.
Un pilote, deux avions
La technologie qui a rendu cela possible s'appelle l'interface pilote-véhicule Autonodyne Bashi : un système qui permet à un pilote de F-22 d'émettre des ordres tactiques de haut niveau au MQ-20 sans lâcher longtemps les commandes de son appareil. Le logiciel d'autonomie embarqué du drone interprète ces ordres et les exécute de manière indépendante, en utilisant ses propres capteurs et sa puissance de calcul pour naviguer, détecter les menaces et réagir.
Le président de GA-ASI, David Alexander, a clairement souligné l'importance de cette démonstration : " Cette démonstration a mis en évidence l'intégration des éléments de mission et la capacité d'autonomie du drone à utiliser ses capteurs embarqués pour prendre des décisions indépendantes et exécuter des commandes du F-22. " Le drone n'est pas piloté à distance. Il est dirigé, à l'instar d'un officier subalterne qui suit des ordres et fait preuve de discernement pour les exécuter.
La logique des ailiers loyaux
Pourquoi est-ce important ? Les pilotes de chasse sont extrêmement coûteux à former et irremplaçables au combat. Les drones sont comparativement bon marché et entièrement consommables. Le concept de " l’ailier fidèle " combine les deux : un pilote à bord d’un avion piloté prend les décisions stratégiques (quand engager le combat, quand battre en retraite, quelle cible privilégier), tandis que des drones autonomes exécutent les phases dangereuses de la mission.
Dans un futur conflit en mer de Chine méridionale ou dans le détroit de Taïwan, où les défenses aériennes sont denses et les pertes considérables, la possibilité d'envoyer un drone effectuer les tâches les plus risquées — suppression en première vague des défenses aériennes, engagement rapproché des menaces — tandis que l'avion piloté reste dans une position plus sûre change complètement la donne en matière de combat aérien.
Des essais industriels à la réalité de l'armée de l'air
L'exercice d'octobre 2025 au polygone d'essais et d'entraînement du Nevada était financé par l'industrie : General Atomics prenait en charge ses propres dépenses pour valider le concept. L'exercice de février 2026 à Edwards était différent : l'US Air Force y participait activement, utilisant un logiciel d'autonomie développé par le gouvernement. Le passage d'une expérimentation privée à un programme officiel est significatif. L'Air Force ne se contente plus d'observer le développement de cette technologie ; elle le construit.
L'ère du pilote unique, de l'avion unique, touche peut-être à sa fin. Désormais, un seul pilote pourra contrôler autant de drones qu'il le souhaite.
Sources : Alert5 ; General Atomics ; Armée de l’air américaine
Questions connexes
Qu'est-ce qu'un drone ailier fidèle ?
Un ailier fidèle est un drone autonome qui vole aux côtés d'un chasseur piloté, effectuant des missions dangereuses comme la suppression des défenses aériennes ou l'engagement de menaces, tandis que le pilote prend des décisions stratégiques. Ce concept associe des pilotes coûteux et irremplaçables à des drones bon marché et consommables. En 2026, un F-22 Raptor Un pilote a dirigé un drone MQ-20 Avenger lors d'un exercice de l'US Air Force.
Un pilote de chasse peut-il contrôler un drone en vol ?
Oui. En février 2026, sur la base aérienne d'Edwards, un pilote de F-22 Raptor a utilisé une tablette pour commander un drone General Atomics MQ-20 Avenger : il lui a ordonné de changer de cap, de maintenir une position de patrouille et d'engager une menace simulée, tout en pilotant son propre avion. Le logiciel embarqué du drone a exécuté les commandes de haut niveau.
Qu’est-ce que la collaboration entre systèmes habités et non habités ?
La collaboration entre aéronefs habités et drones associe des avions pilotés à des drones autonomes opérant sous le commandement d'un pilote. L'humain décide des phases d'engagement et de repli, tandis que les drones prennent en charge les missions les plus risquées. L'US Air Force déploie ce système au sein de ses Programme d'avions de combat collaboratifs, qui vise à déployer des centaines de drones auxiliaires aux côtés des avions de chasse.
Qu'est-ce que le General Atomics MQ-20 Avenger ?
Le MQ-20 Avenger est un drone furtif à réaction construit par General Atomics et utilisé comme banc d'essai pour les opérations de combat autonomes. En 2026, il a servi d'ailier drone, piloté par un F-22, lors d'exercices de coopération entre systèmes pilotés et non pilotés, démontrant ainsi comment un logiciel d'autonomie peut exécuter des ordres tactiques humains en vol.
Pourquoi les États-Unis veulent-ils des drones en formation ?
Les pilotes de chasse sont extrêmement coûteux à former et irremplaçables, tandis que les drones sont comparativement bon marché et consommables. Les drones en formation permettent à un pilote de prendre des décisions depuis une position plus sûre, tandis que les aéronefs sans pilote assurent la suppression des défenses aériennes initiales et les engagements rapprochés. Dans un conflit à forte densité de menaces au-dessus du détroit de Taïwan ou de la mer de Chine méridionale, cela modifie considérablement le calcul des pertes.



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